Mon vieillissement tranquille

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Articles reli´s: «:équilibre psychologique»

Le vieillissement et les télomères seraient-ils amis ?

Posté par B F le février 20, 2009

telomere1Une étude suédoise vient de mettre en relation le vieillissement et les télomères (région hautement répétitive, donc non codante, d’ADN à l’extrémité d’un chromosome.). Selon des chercheurs soutenus par des fonds de l’Union Européenne ont démontré que le raccourcissement des télomères avec l’âge varie selon les individus et dépend de la longueur initiale de ces structures protectrices, placées aux extrémités des chromosomes. Les recherches connues antérieures à cette annonce avaient suggéré d’utiliser les télomères pour estimer la durée de vie restante. Cette étude récente dévoile donc que le processus est beaucoup plus compliqué qu’on ne l’imaginait. Publiée dans la revue PLoS Genetics, et est partiellement soutenue par le projet TELOMARKER («Identification and characterisation of novel human telomere-related biomarkers that aid cancer management by improving patient diagnosis, treatment selection, response monitoring, and drug development»).

Elizabeth Blackburn (http://biochemistry.ucsf.edu/labs/blackburn), l’un des chercheurs qui a découvert les télomères dans les années 1970, a comparé cette structure terminale de nos chromosomes, riche en ADN, aux « embouts en plastique de nos lacets, qui les empêchent de s’effilocher ». Les télomères contiennent des informations génétiques importantes et apportent une stabilité qui protège contre le réarrangement des chromosomes, lequel peut conduire au cancer.

Lorsqu’une cellule se divise, les télomères sont détruits avant d’être reconstitués par l’action de la transcriptase inverse de la télomérase. Cependant, cette enzyme ne régénère pas les télomères dans leur totalité, aussi ils se raccourcissent à chaque division cellulaire. Lorsque les télomères d’une cellule normale disparaissent, cette dernière est détruite. Cependant, certaines «cellules immortelles» survivent à la disparition des télomères et sont la cause de nombreux types de cancers.

Des études antérieures ont montré que chez les personnes atteintes d’un cancer associé au tabagisme, les télomères sont plus courts que chez un groupe témoin sain. On s’était alors demandé si, au niveau de la population, la présence de télomères plus courts pouvait prédisposer à certains cancers. On manquait cependant de preuves concernant la vitesse de raccourcissement des télomères, au niveau de l’individu, et des éventuelles relations avec les cancers. Les résultats de l’étude, s’opposent donc à l’idée d’utiliser la longueur des télomères à un certain âge pour calculer l’espérance de vie restante, et dévoilent que la régulation de cette longueur tout au long de la vie est plus complexe. Les auteurs suggèrent « qu’il pourrait être possible d’éviter un raccourcissement excessif des télomères en adoptant une vie plus saine ».

Sources : http://www.vr.se – http://www.umu.se/ – http://www.plosgenetics.org/

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Que faire contre le vieillissement ? : question de société

Posté par B F le février 17, 2009

L’allongement de la vie s’accompagne de l’accroissement des maladies liées à l’âge. Le “grand âge” (vieillissement) pose 2 types de questions : des questions de société ; des questions de recherche et de clinique. Quelques réponses dans ces vidéo.

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Etude sur le vieillissement en Meurthe et Moselle par L’INSEE

Posté par B F le février 15, 2009

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Le vieillissement “significatif” de la population meurthe-et-mosellane modifie par ailleurs la hiérarchie des territoires locaux. “Longwy et Briey, au nord, plus âgés en 2005, seraient partiellement ‘rattrapés’ par le Lunévillois, le Val-de-Lorraine et les Terres-de-Lorraine”, où le vieillissement serait d’ailleurs plus marqué. “Seul le territoire de Nancy et couronne demeurerait sensiblement plus jeune, comparativement au département”, tout en représentant 37 % des personnes de plus de 60 ans, devant le Val-de-Lorraine et les Terres-de-Lorraine (environ 14 % chacun), le Lunévillois, Longwy et Briey (entre 11 et 12 %). “Entre 2005 et 2020, la population meurthe-et-mosellane continue de vieillir, particulièrement dans les territoires les plus jeunes : une personne sur quatre aurait plus de 60 ans à l’horizon 2020″, indique notamment une enquête publiée jeudi 5 février 2009 par le conseil général.

Réalisée par l’INSEE Lorraine, l’étude “Vivre et vieillir en Meurthe-et-Moselle : projection à l’horizon 2020″ porte en particulier sur les effets économiques et sociaux multiples à prendre en compte par les pouvoirs publics du fait d’un vieillissement qui, “surtout au-delà de 85 ans, alimente la croissance de près de 12 % du nombre de personnes potentiellement dépendantes sur la période”. Qui plus est, du fait de phénomènes démographiques, comme de l’évolution des modes de vie et du recul de l’âge d’entrée en dépendance, “les effectifs de personnes potentiellement dépendantes croîtraient essentiellement à domicile”, souligne l’enquête (disponible en ligne sur le site du conseil général).

Une tendance qui aura des effets plus ou moins positifs sur la population âgée en fonction de divers paramètres personnels (revenus, logement…) et environnementaux (accès à une gamme de services…), poursuit l’INSEE Lorraine dans son analyse, où elle estime que “le sous-équipement en commerces et services de proximité dans le département et le revenu médian des ménages âgés inférieurs au niveau national pèseront sur le choix du lieu de vie des personnes âgées”. Les effectifs des plus de 60 ans devraient en effet passer de 149 000 à 193 000 personnes de 2005 à 2020 (soit + 29,6 %), la part des plus de 60 ans passant de 19,8 % de la population totale en 2005 à 25,5 % en 2020, selon cette projection, qui relève en outre une progression particulièrement rapide des plus de 85 ans (liée à l’allongement de l’espérance de vie).

Un environnement pas assez équipé

Le nombre de personnes âgées potentiellement dépendantes augmenterait pourtant “seulement” de 11 %, en raison du poids important des 60-74 ans dans la population vieillissante (baby-boomers), du recul des 75-84 ans (naissances au cours de la Seconde Guerre mondiale) et d’une entrée plus tardive dans la dépendance. Ils devraient en revanche être plus présents à domicile qu’aujourd’hui, entrevoit l’INSEE, cette tendance correspondant au voeu partagé par une majorité de vieilles personnes de rester chez elles, et par une prolongation de la vie de couple engendrée par le rapprochement des espérances de vie féminine et masculine. Reste à savoir si leur environnement s’y prêtera. Car, si le niveau de revenus des plus de 75 ans reste inférieur à la moyenne nationale, c’est aussi le cas du taux d’équipement de proximité des communes du département, qui risque donc d’être insuffisant pour répondre aux besoins de cette population, selon les statisticiens lorrains, qui évoquent en particulier le cas des plus faibles densités de professionnels de la santé ou du paramédical.

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Vieillissement : une chose naturelle

Posté par B F le février 13, 2009

REA_110382_116La notion de vieillissement décrit une ou plusieurs modifications fonctionnelles diminuant progressivement l’aptitude d’un objet, d’une information ou d’un organisme à assurer ses fonctions.
Hans Baldung Grien : Les Âges et la Mort, c. 1540-1543

Dans le cas d’un organisme vivant ([être humain] le cas échéant), c’est le processus (naturel ou exacerbé par divers stress subis in utero ou au long de la vie) qui conduit inéluctablement cet organisme à ne plus assurer son équilibre physiologique ; ce qui conduit cet organisme à la mort.

Chez l’Homme, le vieillissement est un processus complexe, lent et progressif, qui impliquant divers facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. Ces facteurs sont en partie génétiques (vieillissement intrinsèque), et pour partie liée à l’histoire de vie de chacun (facteurs externes de vieillissement, acquis ou subis). Le vieillissement de certaines cellules commencent dès la naissance, voire in utero. Chez l’Homme, par convention, on parle de vieillissement à partir d’un certain âge (l’âge « mûr »), avant de différentier le 3ème âge (65 –89 ans) du 4ème âge ou grand âge (> 90 ans).

Il existe donc plusieurs définitions du « vieillissement », selon l’approche dans laquelle on se place.

- L’ensemble des phénomènes d’affaiblissement des fonctions physiologiques liés au vieillissement d’un organisme vivant constituent la sénescence (formé sur le mot latin senex, vieillard). L’état pathologique résultant de la sénescence est la sénilité.
- L’étude de la vieillesse et du vieillissement de l’Homme est la gérontologie (terme formé sur le mot grec geron, gerontos, vieillard).
- La médecine de la vieillesse est la gériatrie.
- On parle aussi d’une société vieillissante pour désigner la période durant laquelle le nombre de personnes âgées croît, suite à l’augmentation de l’espérance de vie et à la diminution des taux de natalité (inversion de la pyramide démographique dans certains pays tels l’Allemagne ou l’Estonie), observés sur presque toute la planète. Ce vieillissement de la population est devenu un sujet, socialement, politiquement et biologiquement préoccupant, qui explique une gérontologie biologique et sociale en plein essor, au moins dans les pays riches.
- On peut enfin aussi parler du vieillissement (éventuellement prématuré) d’un organe (la peau exposée aux UV par exemple)
par comparaison avec le « jeunisme », l’« âgisme » désigne la discrimination (généralement négative) vis à vis des « personnes âgées».

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